Ania Ursulet, animée par l’interculturalité

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Constante dans sa détermination, Ania Ursulet est une femme de l’engagement. Depuis cinq ans, cette ex-directrice marketing et de communication est à la tête de FrancoKaraibes et prône l’interculturalité au Québec, à Montréal.

 

11h – Le Plateau Mont-Royal. Nous accostons aux Îles à sucre. Ouvert depuis deux ans, le restaurant caribéen est l’adresse épicurienne de l’avenue Mont-Royal. C’est au milieu des senteurs et des saveurs de la Caraïbe qu’Ania Ursulet nous a donné rendez-vous. Un peu de Guadeloupe, un peu de Martinique, un peu d’Haïti, les influences caribéennes sont nombreuses et surtout délicieuses. Vous pouvez y aller les yeux fermés !

Quelques minutes après notre arrivée, une femme pleine d’énergie nous interpelle avec son sourire communicatif : “Je suis là, j’attache mon vélo” ! C’est bien Ania Ursulet. Avec elle, nous avons eu un très bel échange autour d’un jus à la goyave.

“J’ai la chance de vivre ma troisième vie au Canada”

Ania Ursulet a reçu en 2016 le Prix hommage aux femmes

Adepte de la coupe à la garçonne et aussi du basket-jeans, le combo parfait pour sa vie trépidante, Ania Ursulet s’installe et nous raconte son parcours florissant et met immédiatement l’accent sur la chance d’être en santé et pleine de vie.  “J’ai la chance de vivre ma troisième vie au Canada”, introduit la Martiniquaise. Née à Paris, elle a grandi dans la région parisienne. Elle a été pendant plus de vingt ans directrice marketing et communication pour des filiales américaines en France. Une très belle carrière qu’elle a accomplie et qui l’a propulsée au rang d’experte en la matière. Une experte qui distille son énergie débordante au sein de FrancoKaraibes depuis cinq ans.

 

Mère de trois enfants et grand-mère de six petits-enfants, Ania Ursulet était partie durant trois semaines au Canada. “Je suis repartie en pleurant et je me suis promis de revenir”.

“C’est en s’intégrant correctement que l’on arrive à l’inclusion”

Chose faite, trois mois après son arrivée, en février 2013, elle crée FrancoKaraibes, une association qui fédère les Ultramarins et participe à leur rayonnement au sein de la belle province. “Nous sommes là, mais nous sommes invisibles”, dit-elle.  Avec FrancoKaraibes, elle multiplie les initiatives et évènements pour être visible culturellement. Des moments qui ont un écho favorable auprès des ultramarins qui ont choisi de s’installer au Canada. “Avec FrancoKaraibes, je souhaite favoriser l’interaction avec la culture québécoise”.  

Grâce à son investissement sans faille, non loin de la créativité qui l’anime, Ania Ursulet propose depuis 2016 « Visage d’outre-mer » au grand public québécois. “Visage d’outremer est un témoignage en photo de notre ancrage dans la société québécoise, nous invitons les locaux à redécouvrir Montréal à travers les yeux des ultramarins”.

Une opération qui connaît un succès grandissant et bien évidemment reconduite, comme toutes les autres qu’elle met en place. Nous pouvons aussi citer les rencontres culinaires créoles québécoises ou encore Noël en conte et chocolat. “J’ai la chance d’avoir une équipe dynamique qui me suit et me soutient dans cette aventure. Quand on vient à FrancoKaraibes, on apprend », s’exprime-t-elle avec certitude.

“Je suis dans l’âge de la transmission”

Animée par cette interculturalité, Ania Ursulet exprime l’identité ultramarine. Ses actions sont soutenues et récompensées. En 2016, elle recevait le prix Hommage aux femmes dont le thème cette année-là était Inclusion sociale, émancipation et gouvernance. Ce prix elle l’a obtenu, car elle rend le Québec plus inclusif et ce grâce aux activités interculturelles initiées par FrancoKaraibes allant en ce sens. « C’est en s’intégrant correctement que l’on arrive à l’inclusion”, souligne Ania.

Au fil des années, Ania Ursulet est devenue une véritable connexion. Ses actions traversent les océans et arrivent aux oreilles de ceux qui souhaitent s’installer au Canada. “Je reçois énormément de messages de personnes qui veulent venir ici, j’informe avec plaisir”.

Depuis son arrivée au Québec fin 2012, Ania Ursulet encourage l’interculturalité et tout particulièrement à Montréal. “Je suis dans l’âge de la transmission”, conclut-elle. Et ce n’est pas nous qui allons dire le contraire. Car Ania Ursulet est une quinqua tonique, dynamique et authentique. Pleine de projets et de sérénité.

Stécy LANCASTRE

crédit photos : Adriana Garcia/Gori

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