Compostelle: Vers une marche intergénérationnelle

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Entrée de Ker Jacques crédits photos/Lamina
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SIGNE DU GR
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Saint Sulpice de Flavières

Ce week-end, les jeunes du foyer Louis Roussel de la fondation d’Auteuil et les membres de l’association Compostelle 2000 sont partis ensemble sur la route de Saint Jacques. Les kilomètres partagés à travers de somptueux paysages d’Ile de France ont permis l’échange et la rencontre entre deux générations.

Un peu d’histoire…

Le pèlerinage de Compostelle est né vers l’an 800 du sépulcre de Saint-Jacques, frère de Saint-Jean et grand martyr de la chrétienté. Saint Jacques aurait eu pour mission de prêcher la parole du Christ dans la péninsule Ibérique. Vers 800, l’ermite Pelagius reçoit en rêve le lieu du tombeau de Saint-Jacques. Une étoile le guide alors vers un champ, où se trouve le tombeau, c’est le champ de l’étoile, le « campus stellae » qui donnera Compostelle. La nouvelle connue, le Roi Alphonse II fait alors ériger une église pour accueillir les pèlerins. Plusieurs Légendes se rapportent à la vie de Saint-Jacques.

Un pèlerinage populaire

C’est sur les traces de Compostelle que les jeunes des Apprentis d’Auteuil et huit membres de l’association ont parcouru une vingtaine de kilomètres dans la journée de Samedi à dimanche après-midi en partant de la ville de Sainte Geneviève des bois jusqu’a Etampes. La traversée intérieure de ces villes est une démarche organisée habituellement par l’association qui propose à ceux qui le souhaitent de cheminer dans les forêts et les plaines de la région parisienne. C’est la raison pour laquelle que la fondation d’Auteuil à fait appel à Compostelle 2000 afin de faire découvrir aux jeunes de la maison ce célèbre pèlerinage qui connait une augmentation régulière d’une année à l’autre. Ce sont 215 880  pèlerins qui sont arrivés à Saint-Jacques de Compostelle en 2015, contre 192 488 en 2014. Soit 54% d’hommes et 46% de femmes qui se rencontrent sur la route.

Ce pèlerinage au caractère religieux ne l’est pas forcément puisque les motifs de départ sont variés et ont pour unique objectif le dépassement de soi. Les motifs non religieux s’élevaient en 2014 à 6,9%. Les membres de l’association sont unanime pour dire qu’il y a « un avant » et « un après » Compostelle car les personnes qui font ce pèlerinage se découvrent en faisant des rencontres de qualité sur un chemin spirituel. La marche a permis aux jeunes de discuter avec des personnes expérimentées qui ont expliqué comment vivre ce périple dans de bonnes conditions. Découverte, entraînement à un futur voyage, l’avant-goût fut apprécié par les jeunes présents.

 

 

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Boissy sous st/Yon crédits photos/S.L