COP21 : Le gaz à effet de serre déchaine les passions

 

Deux mois avant la conférence internationale sur le climat à Paris en décembre 2015 , les colloques et les manifestations font bon train dans la capitale. Mais quels sont les engagements des 197 pays convoqués à la COP21?Les pays avaient jusqu’au 1er octobre pour rendre leur copie à propos de l’engagement climatique qu’ils mettront en place dans leurs contrées respectives.

 

Le plan Obama

Aux Etats-unis le président Obama a présenté son plan pour le secteur énergétique des Etats-Unis. Il a choisi d’imposer aux centrales électriques américaines une forte baisse d’émissions de gaz à effet de serre de l’ordre de 32 % d’ici 2030, pour parvenir à l’objectif national de 26 à 28 % de baisse des rejets à l’horizon 2025.

L’engagement européen

les 28 Etats de l’Union européenne se sont engagés à réduire de 40 % ses émissions de GES d’ici à 2030 par rapport à 1990, soit la même date que celle évoquée dans le protocole de Kyoto, signé en 1997 et entré en vigueur en 2005.  (source le monde.fr)

Ce sont 148 pays qui se sont engagés à réduire leur émissions de gaz à effet de serre. Cet engagement conduit à la question des énergies renouvelables et d’autres problématiques majeures.

Les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique et la gestion durable des forêts à l’honneur

Les économies les plus avancées ont déjà inclus les énergies renouvelables dans leur mix énergétique, et ont prévu de renforcer leur utilisation afin d’atteindre leurs objectifs d’atténuation : le Japon vise d’atteindre 22 à 24 % de sa production électrique à partir de sources renouvelables à 2030,

Les économies moins avancées ne sont pas en reste : 40 % des pays hors-G20 ayant soumis leur contribution incluent un objectif chiffré en la matière, à l’image de la Jordanie (11% du mix énergétique en 2025), de la Côte d’Ivoire (16% du mix électrique d’ici 2030, 32 % avec un appui international) ou de l’Algérie (27 % de la production nationale d’électricité à l’horizon 2030).

Des gisements d’économie d’énergie ont été identifiés : à tous les niveaux de développement, les pays sont prêts à adopter les pratiques les plus efficaces. Des mesures sectorielles d’efficacité énergétique (bâtiments, transports, industrie…) sont prévues par de nombreux pays.

Beaucoup de pays forestiers, y compris parmi les moins avancés économiquement, ont prévu d’enrayer – voire inverser – les tendances de déforestation. Les forêts constituent en effet des « puits de carbone » naturels, et génèrent également des co-bénéfices pour l’adaptation et la préservation de la biodiversité. Le Mexique s’est ainsi fixé un objectif de 0 % déforestation d’ici 2030, tandis que la République démocratique du Congo prévoit de planter environ 3 millions d’hectares de forêt au plus tard en 2025. Le programme de la Chine en matière de reboisement, déjà entamé, permettra d’augmenter le stock forestier national de 4,5 milliards de mètres cubes d’ici 2030 par rapport à 2005, soit un doublement de ce qui a déjà été fait ces dix dernières années.